L’Afrique du Sud lancera le mois prochain son troisième satellite
L'Afrique du Sud lancera le mois prochain son troisième satellite pour observer la Terre à des fins de recherche, a annoncé samedi le ministère de la Science et de la Technologie.Le satellite ZA-Cuba rejoindra dans l'espace les satellites Sunsat et Sumbandla lancés en 2009.
Le nouveau satellite, conçu par des étudiants de Cape Peninsula University of Technology, sera prêt pour le lancement à la fin de novembre, a déclaré le directeur général du ministère de la Science et de la Technologie Phil Mjwara à l'occasion de la célébration de la Semaine mondiale de l'espace à Kimberley.
"Le rôle de ce satellite est de soutenir les programmes de recherche et de permettre aux éleves de connaître le monde de la science", a déclaré Lorenzo Raynard, responsable de l'agence sud- africaine de sciences et de technologies. F
L’Afrique du Sud a lancé son deuxième satellite en mars 2009
Ceci avait été annoncé lors de la 5e session du Comité intergouvernemental conjoint du commerce et de la coopération économique entre l’Afrique du Sud et la Russie.
Le satellite de 80 kg, d’une valeur de 25 millions de rands (25 millions de dollars), a été mis en orbite par une fusée russe. Le premier satellite de l’Afrique du Sud a été lancé en 1999 par la NASA.
ZTE fournit des solutions d’énergie solaire clés en main à quinze pays africains
Le fournisseur chinois d'équipements de télécommunications ZTE Corporation travaille à développer l'utilisation de l'énergie solaire dans quinze pays africains dont l'Éthiopie, le Zimbabwe, le Mozambique et le Niger, rapporte le site d’information sud-africain IT Web le 18 octobre.
« Le projet d'éclairage des rues grâce à l'énergie solaire construit par ZTE est l'un des meilleurs projets d'énergie renouvelable existant au Niger », témoigne Oumarou Dogari Moumouni, ancien maire de Niamey, la capitale du Niger.
L'Afrique souffre de constantes pénuries d'énergie qui poussent plus de 580 millions de personnes à éclairer leur foyer à l'aide de lampes au kérosène, nocives pour la santé et l'environnement. « La coopération entre ZTE et les gouvernements et entreprises d'Afrique offre des avantages à la fois aux niveaux économique et social. Nous aidons les pays africains à tirer profit au maximum de leurs ressources et à utiliser les énergies renouvelables de plusieurs manières innovantes», a déclaré Wang Yiwen, directeur de la technologie pour ZTE.
ZTE a jusqu’ici fourni plus de 300 MW d'énergie solaire à plus de 75 opérateurs télécoms et entreprises industrielles dans 52 pays à travers le monde.
Ghana : le projet fou du Hope City devient réalité
Dans la région du grand Accra, au Ghana, Rlg Communications bâtit un parc technologique d'excellence... et un nouveau modèle de développement. Le 3 mars, le président John Dramani Mahama donnait le coup d’envoi du projet le plus ambitieux jamais lancé dans son pays. Difficile d’imaginer que le vaste terrain vague de Prampam (plus de 3,6 km2), encore envahi de margousiers, accueillera d’ici à 2016 l’un des technoparcs les plus modernes du continent.
Sur les plans et les dessins d’architectes, Hope City – "cité de l’espoir", qui est en fait l’acronyme de Home, Office, People & Environment – semble sortie de l’imagination d’un auteur de roman d’anticipation. Ses lignes futuristes ont pourtant été inspirées à son concepteur, le cabinet d’architecture italien Open Building Research (OBR), par les maisons traditionnelles des provinces septentrionales du Ghana. Véritable ruche dimensionnée pour accueillir 50 000 emplois (300 000 à terme), le cœur de Hope City sera constitué de 6 tours de différentes hauteurs, dont la plus haute (75 étages), qui culminera à 270 mètres, sera l’immeuble le plus élevé du continent.
Elles seront installées en cercle, autour d’un jardin planté sur trois niveaux, et reliées par des passerelles lumineuses. "Nous avons conçu ce projet comme une ville verticale dont les différents éléments sont interconnectés pour favoriser les échanges et les rencontres", explique l’architecte Paolo Brescia, qui a également veillé à réduire au minimum l’empreinte carbone de l’ensemble.
Réalité
Pendant ouest-africain du projet Konza Technology City (surnommé African Silicon Savannah), dévoilé en janvier par les autorités kényanes et qui devrait aussi être achevé pour 2030, le technoparc Hope City accueillera des bureaux, des galeries marchandes, des centres de loisirs, une université, un hôpital et, surtout, un centre de formation, de recherche et développement (R&D) et d’affaires entièrement consacré aux nouvelles technologies, ainsi que des unités d’assemblage de matériel informatique. "Ce qui manque aujourd’hui en Afrique, c’est un endroit où il est possible de concevoir et de produire du matériel informatique et des logiciels en s’appuyant sur un centre de R&D digne de ce nom, capable d’attirer les développeurs les plus compétents de la planète", explique Roland Agambire.
Commanditaire du projet et déjà propriétaire du site, Rlg Communications participe à hauteur de 30 % aux 10 milliards de dollars (environ 7 milliards d’euros) nécessaires à la réalisation de cette métropole technologique. "D’autres investisseurs ont déjà répondu à l’appel", rassure Roland Agambire, parmi lesquels Microsoft, dont le vice-président, Ali Faramawy, était présent lors de la cérémonie de mars, de même qu’une forte délégation de décideurs politiques et économiques nigérians.
Les espoirs générés par le projet sont à la hauteur des investissements et dépassent largement les frontières du Ghana. "Il doit permettre de faire émerger les nouveaux talents, de rassembler les compétences nécessaires pour favoriser une révolution technologique qui s’étendra au reste de l’Afrique", veut croire Florence Toffa, directrice de Mobile Web Ghana. "Notre objectif est que, d’ici à trois ans, Hope City soit devenue une réalité, martèle Roland Agambire, pour montrer au monde entier que l’Afrique dispose des moyens pour réaliser ses rêves." Même les plus fous.
Éthiopie : le plus grand barrage d’Afrique sort de terre
Sur le Nil Bleu, en Éthiopie, les travaux du barrage de la Renaissance Africaine - qui sera le plus important d'Afrique - ont commencé. Au grand dam de l'Égypte. C'est jour de visite sur le chantier du barrage de la Renaissance, dans l'ouest de l'Éthiopie. "Cela va devenir l'une des meilleures destinations touristiques du monde. Les voyageurs apprécient ce genre d'infrastructures spectaculaires et symboliques du développement."
L'auteur de ces mots, Simegnew Bekele, n'est pas un guide touristique. S'il vante aujourd'hui les mérites du site, c'est en tant qu'ingénieur de la société nationale d'électricité, EEPCo, et en temps que chef de projet pour la construction de cet ouvrage pharaonique qui générera, à son potentiel maximum, 6 gigawatts, soit la plus importante production hydroélectrique du continent.
Cette infrastructure constitue par ailleurs l'un des piliers de l'ambitieux plan de transformation et de croissance adopté en 2010 par le gouvernement pour faire de l'Éthiopie un pays à revenu intermédiaire d'ici à 2025. Une fois l’ensemble du projet achevé, la centrale de Grand Renaissance totalisera une puissance de 6 000 MW. Elle sera le plus grand projet hydroélectrique sur le continent africain, figurant parmi les priorités fixées par le gouvernement éthiopien. La mise en service de ce barrage permettra de quadrupler la capacité de production électrique de l’Ethiopie qui fait face à une croissance annuelle de la demande de près de 10%. Avec un potentiel de production hydroélectrique estimé à 35 000 MW, l’Ethiopie a pour ambition de devenir un acteur régional majeur de la production d’électricité et le principal fournisseur de pays voisins.
Pour l'heure, le gigantisme du projet ne saute pas aux yeux. On en est encore au stade du terrassement, et il faut faire preuve de beaucoup d'imagination pour visualiser le mur de 144 m de haut qui abritera les seize turbines. Quant au Nil Bleu, son lit n'a été décalé que de quelques mètres. Depuis une colline qui surplombe tout le chantier - ses dizaines de camions et de pelleteuses, sa cimenterie et sa base de vie logeant aujourd'hui 5 000 travailleurs (dont 206 expatriés) -, Simegnew Bekele pointe le sommet d'en face, à plus de un kilomètre.
"Le barrage ira jusque là-bas et toute la plaine sera inondée." Cette immensité paisible et arborée sera donc bientôt sous les eaux ? Difficile à concevoir sans cette précision : "Vous voyez ces montagnes là-bas, à plusieurs dizaines de kilomètres ? Eh bien, ce ne seront plus que des îlots..."
L'ingénieur esquive les questions sur le coût des travaux (passé de 2,2 milliards à 3,8 milliards d'euros), le sort des populations déplacées (officiellement 3 000 personnes) et les conséquences du remplissage du réservoir. D'une étendue de 1 874 km2, celui-ci contiendra plus de 70 milliards de m3 d'eau.
En aval, l'Égypte a des raisons de craindre que le débit du Nil n'en soit affecté pour quelques années... Pour se défendre, Simegnew Bekele rappelle régulièrement que les "normes internationales" sont respectées. Pourtant, aucune étude d'impact socio-environnemental n'a été rendue publique, et le groupe italien Salini (déjà partenaire du chantier du barrage Gibbe 3, dans le Sud) a obtenu le marché d'ingénierie civile sans appel d'offres.
DONATIONS
Si notre guide promet que les bénéfices énergétiques seront partagés et que la régulation du flot sera positive pour les pays voisins, la rhétorique officielle fait surtout état de la souveraineté du pays, soucieux d'exploiter son potentiel hydroélectrique - le deuxième d'Afrique, après la RD Congo.
Le pays vise une production de 40 gigawatts à l'horizon 2035. Le barrage de la Renaissance, censé être achevé en 2017, est le plus important des projets et revêt une forte dimension symbolique. Alors que les bailleurs de fonds traditionnels se montraient réticents, Addis-Abeba a lancé une vaste contribution publique pour le financer.
Le salaire des fonctionnaires a été directement ponctionné, et des millions de citoyens ont acheté des bons ou fait des donations. Du côté des groupes impliqués, China Electric Power Equipment and Technology a signé en avril un contrat de 750 millions d'euros (financé par China Exim Bank) pour installer les lignes électriques. Quant au au Français Alstom, il est chargé de fournir les turbines pour un montant de 250 millions d'euros.
À Assosa, la ville la plus proche - quatre heures de piste tout de même -, on est enthousiaste. Certes, en dehors de la construction d'un terminal en dur pour l'aéroport, les changements se font attendre. Et le chantier n'a pas offert de travail à tout le monde, le recrutement (13 000 ouvriers au pic d'activité) se faisant sur la base d'un ratio démographique par région. Mais Ahmad, toujours chômeur, veut y croire : "Ce barrage marque une véritable renaissance, pas seulement de l'Éthiopie mais de l'Afrique, dit-il. Dieu a eu la bonté de nous fournir en eau, et nous démontrons au monde entier que nous pouvons faire les choses par nous-mêmes."